jeudi 14 janvier 2016


DIALOGUER POUR LA PAIX, C’EST LE SIGNE D’UNE RELIGIOSITE AUTHENTIQUE :

Dialoguer, c’est le propre des hommes appelés à cohabiter ensemble et dans la paix. Le Dialogue rassemble autour d’une même table des individus venant d’horizons différents mais poursuivant un même but. La conception de ce but pourrait provenir d’un désir, d’une croyance ou d’un besoin commun.

Ici, il s’agit des Religions dans leur ensemble ; elles qui ont pour vocation personnelle et commune de promouvoir la paix en étant elles-mêmes unies, les unes avec les autres. Mais, à moins d’aboutir à un mélange, à un syncrétisme aberrant, cette unité ne saurait jamais être une uniformité. L’unité entre les religions équivaut à une union de pensée qui prouve que la croyance à un divinité ou à un absolu, fait partie de la dimension spirituelle, inaliénable chez l’homme.

Alors le fondamentalisme qui use de violence en matière religieuse est le premier ennemi de la paix que prônent et recherchent les Religions.

Avec le Dialogue, les Religions tenteront donc d’éclairer leurs fidèles en les invitant au respect de la conscience des autres. Lorsqu’on est réellement homme de religion on comprend mal comment obliger un homme à croire à ce qu’il ne veut pas croire. En cela les fondamentalistes donnent les signes de leur propre dépaysement : leur foi n’est qu’un verni, une parure qui n’équivaut à rien, donc une pure hypocrisie.

Le premier signe d’une vraie religiosité, selon moi, c’est le respect de la liberté religieuse vis-à-vis des autres. Si ma religion est vraie, elle doit m’apprendre à respecter les autres. Et de cette manière, elle se fera aimer par qui me rencontre. En effet lorsque j’oblige quelqu’un à croire à ce que je croire, je diminue la valeur de ce que je croire. Les fondamentalistes font détester leur religion et toute religion. Le fondamentalisme religieux n’est donc que la fin de la religion. Ceux qui en font usage ou y ont recours ont certainement peur de cette fin qu’ils accélèrent malheureusement.

On m’a toujours demandé, à quoi sert le Dialogue islamo-chrétien s’il n’empêche pas les Islamistes d’user de violence ? Ma réponse a toujours été celle-ci : « Moi je crois au Dialogue, il m’éduque et m’apprend comment je dois vivre avec les autres croyants ».
KOUMAKPAI N. MOISE

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