vendredi 22 avril 2016


L'EGLISE EST L'AVENIR DE LA  RELIGION




                       QUE SE PASSE-T-IL DANS LA BARQUE DE SAINT PIERRE ?







L'EGLISE EST L'AVENIR DE LA RELIGION


I. COMPRENDRE CE TITRE

           Le XXIème  siècle se démontre siècle de la communication. Le monde commercial en est conscient et en profite ! Pour qui adore la publicité, il ne manque donc pas de "sanctuaires" où offrir ses holocaustes ou faire des victimes. Mais la publicité demeure une publicité, elle pourrait ne rien à voir avec la vérité dont elle prend souvent l'apparence. L'exemple le plus patent n'est-il pas celui de la pub en domaine de la consommation alimentaire, où le beau discours dresse comme un cours d'eau, un lit à l'écoulement facile des denrées, même les plus toxiques jamais imaginés ? Les marchés sont remplis  de produits OGM, donc cancérogènes, mais enfin dédouanés par une bonne publicité. Les besoins sont créés en fonction de la dictature de l'offre et de l'avoir et non de la demande ! On pense moins à la santé de l'homme qu'à celle du marché. Il arrive même que des voix s'élèvent pour dénoncer le faux et réclamer la justice des choses, en exigeant ce qui rime avec le bien de la personne humaine. Mais ces voix généreuses, si elles ne sont pas vaincues par cette "pub 24h/24", finissent par être étouffées par la politique d'un marché doté de plus de moyens que le prédicateur des vertus salutaires.

               Mais malgré ces luttes, parfois invisibles qui se font contre la vérité de la santé publique, nous sommes d'accord qu'une publicité demeure de la publicité, donc une proposition d'offre que la conscience éclairée doit toujours examiner avant le choix. Ici, pour démontrer que l'Eglise est l'avenir de la Religion, je suis convaincu que ni la publicité ni ses techniques ne nous serviront de rien, puisque je ne cherche pas, tant à convaincre qu'à me convaincre. Alors comment expliquer ce titre ? C'est simple ! D'abord, commençons par quelques considérations importantes.


A. L'Eglise et le Dialogue :

               D'entrée de jeu, j'aimerais signaler que c'est exprès que je n'ose pas parler de : "Christianisme, avenir de la Religion". Et pourtant, cela également demeure vrai, mais à condition qu'on mesure le danger que représente le fondamentalisme pour une religion. Or nous savons qu'il y a des fondamentalistes chrétiens; bien sûr, pas à la même échelle que les islamistes. Le fondamentalisme, avons-nous déjà déclaré, c'est la mort de la religion ! Ceux qui s'en glorifient en sont convaincus. L'islamiste terroriste tue à petit coup l'Islam, sans le savoir et cela contre la foi de ses coreligionnaires. Et il en est de même pour les fondamentalistes chrétiens. Pour démontrer la conviction dont il s'agit ici, j'aimerais simplement rester dans le cadre connu de l'Eglise catholique romaine. C'est elle qui prend à chaque fois l'initiative du Dialogue; c'est elle qui demande de respecter ce qu'il y a de sacré dans les religions non-chrétiennes; c'est elle qui rassemble les chefs religieux pour penser avec eux, l'avenir de la personne humaine. Son propre Chef, le Pape ne se rend dans une Nation, sans rencontrer ses chefs religieux.... 

              Le fondamentalisme que le monde choqué par le Terrorisme Islamiste déplore, couve ses œufs dans le nid de certaines confessions chrétiennes. La plupart des Nouveaux Mouvements Religieux (NMR) trainent encore dans ce paysage où on se croit supérieur aux autres. Alors ils acceptent difficilement le Dialogue Interreligieux, tel que le Vatican le vit, l'enseigne et le propose au monde croyant. Pour les Témoins Jéhovah, (j'en rencontre tous les jours à la stazione Ottavia qui croient mordicus qu'un prêtre pourrait venir de l'Afrique pour devenir Testimone di Jehova  à Rome ), les Evangélistes en Amérique comme en Afrique, ....et plusieurs autres chrétiens de la même connection continuent de s'enfermer dans une logique qui leur fait prendre les autres pour des "diables". Est-ce que le Dialogue Interreligieux a un sens pour eux ?  S'ils ne sont pas d'accord avec le Dialogue du point de vue catholique romaine, on est sûr que pour eux l'altérité religieuse n'est pas encore sauvée de la persécution quotidienne. Si l'altérité religieuse n'a pas droit de citée, le Dialogue n'existe pas. Pour la plupart du temps, ces confessions ont des structures de formation où cohabitent des apprenants de toutes religions. Quelle éducation, pour quel monde ?

           Dans le domaine du Dialogue, il est tant que le monde ouvre les yeux sur les efforts que fait l'Eglise catholique. En effet, depuis toujours et surtout après la Deuxième Guerre Mondiale qui dura du 1er Septembre 1939 au 2 Septembre 1945, l'Eglise catholique romaine ne fait que souligner que, les hommes ne peuvent pas vivre séparer ni un peuple dominer un autre. Car la séparation agrandit les blessures et la domination étrangère, les accentue. L'Eglise parle de la "cohabitation pacifique" des peuples, des Nations. et des religions, déplorant les erreurs du passé. Après cette Seconde G M, alors même que l'aurore d'une paix véritable tardait à venir, le Pape saint Jean XXIII, l'appelait de tous ses vœux, par son Encyclique Pacem in Terris http://w2.vatican.va/content/john-xxiii/fr/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem.html ) qui, comme toutes les Encycliques, porte comme nom, les premières expressions de son introduction :

         "La paix sur la terre, objet du profond désir de l'humanité de tous les temps, ne peut se fonder ni s'affermir que dans le respect absolu de l'ordre établi par Dieu" (1).

           Qu'est-ce que ce Souverain Pontife n'a pas exprimé dans cette longue Lettre ? Partant de l'ordre entre les êtres humains, il aboutit aux Directives pastorales, en passant par ce qu'on doit comprendre désormais des rapports entre les personnes humaines et le pouvoirs publics au sein d'une Nation et enfin au sein de la Communauté internationale. Aussi a-t-il parlé du Dialogue politique, comme arme de règlement des conflits :

          Il est une persuasion qui, à notre époque, gagne de plus en plus les esprits, c'est que les éventuels conflits entre les peuples ne doivent pas être réglés par le recours aux armes, mais par la négociation (2). Nous sommes là, au seuil du Dialogue, tel que l'Eglise le conçoit aujourd'hui.

         Ce message qu'il donna, le 11 avril 1963, va dans la même ligne que celui que son prédécesseur, le Pape Pie XII, avait adressé aux Gouvernants des Nations, à la veille de la Grande Guerre, les invitant à y renoncer, mais.... :

                                               Le danger est imminent, mais il est encore temps. Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre. Que les hommes recommencent à se comprendre. Qu’ils recommencent à négocier. En faisant ces pourparlers avec bonne volonté et dans le respect des droits réciproques, ils s’apercevront qu’un succès honorable n’est jamais exclu des négociations loyales et actives. Ils se sentiront grands – de la véritable grandeur – si, faisant taire les voix de la passion, aussi bien collective que privée, et faisant droit à la raison, ils épargnent le sang .de leurs frères et soustraient leur patrie à la ruine (3).

        On peut souligner avec attention ces phrases: "Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre. Que les hommes recommencent à se comprendre. Qu’ils recommencent à négocier" (4).
Recommencer à négocier, ce qui signifie : à dialoguer, à se comprendre, à s'accepter mutuellement et à prévenir les conflits mondiaux. Voilà une préoccupation qui, désormais, ira grandissante jusqu'à se préciser par le Dialogue Interreligieux et Interculturel et qui donnera naissance à plusieurs Conseils Pontificaux au sein des structures de la Curie romaine. 

                 En effet, selon la vision de l'Eglise, on ne peut se dire croyant ou homme de bonne volonté et ne pas œuvrer pour la paix. La foi (pour les croyants), la bonté (pour les non croyants) incitent les hommes à établir dans le monde un règne de paix. Cette paix attendue de tous, est plus qu'une option pour l'Eglise, car elle s'identifie à la mission qu'elle a reçue du Christ : "Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5, 9." En tant que réalisatrice du Règne de Dieu au sein des peuples, l'Eglise à travers sa prière quotidienne, appelle la paix sur le monde. Comment parlerait-elle de Dieu aux hommes, si on n'appelait pas sur eux la paix qui est le nom même de Dieu ? Elle n'intervient pas dans les Conflits ( N’ayant d’autre arme pour Nous que la parole de la vérité... Pie XII  (5)), mais elle s'engage à chaque fois à les prévenir et à œuvrer pour les éviter. Et lorsque ces conflits sont déjà déclenchés, elle se mêle aux hommes de paix et de bonne volonté pour la recherche, combien difficile, des solutions qui conduisent à la vraie paix, la paix durable. Signalons que dans cette mission, elle peut être incomprise. Dans les pays musulmans où j'ai vécu, j'ai souvent entendu des raisonnements qui frisent de l'amalgames. (A suivre).

           


(1). Jean XXIII, Pacem in terris, n°1.
(2). Ibidem, n° 126.
(3). Pie XII, Message-radio pour appeler à la paix, Jeudi, 24 Août 1939, lu le 22/4/2016, sur http://w2.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1939/documents/hf_p-xii_spe_19390824_ora-grave.html
(4). Ibidem.
(5). Ibidem.





























vendredi 15 janvier 2016

DIALOGUER POUR LA PAIX EST SIGNE D'UNE RELIGIOSITE AUTHENTIQUE (suite)

Auteur : KOUMAKPAI N. MOISE



Quand finit le fondamentalisme et que la raison réintègre le forum de l'être et de l'agir religieux, on se rend vraiment compte que la Religion ne souffre ni mélange, ni exagération. La Religion est la meilleure science de l'âme. Elle nous introduit dans la contemplation de ce qui est juste, de ce qui vrai, de ce qui est louable et honorable. Or aucune violence n'est juste, ni vraie, ni louable, ni honorable. Demandez au fondamentaliste religieux s'il est content de lui-même, il vous dira: non ! Car la religion échappe à ses calculs.

J'aurais aimé voir dans ma vie, les athées étudier la Religion dans ce qu'elle est réellement et l'enseigner aux religieux, aux croyants, même si eux-mêmes n'y croient pas. Car la Religion déborde la conception qu'on en a. Si le fondamentaliste ne se trompe pas sur la Religion, c'est que la Religion est trompée et trahie par lui.

Lorsqu'on étudie la Religion dans sa pureté on se rend compte de la force d'une expérience unique qui pousse l'esprit humain vers son propre dépassement pour trouver réponse aux questions de sens sur la vie et sur l'existence humaines. Malheureusement cette pureté se dénature lorsqu'on se trouve en face des calculs humains, allant jusqu'à transformer la Religion en une force guerrière. Comment sauver la Religion de sa propre violence et de la violence dont elle est aujourd'hui victime ?

Le Pape émérite, Benoit XVI voyait dans la question de la violence religieuse, une question à affronter avec vérité et sérénité. C'est un combat; une auto-purification voulue par la nature même de la Religion. Intervenant à la rencontre des Chefs religieux à Assise, le 27 Octobre 2011, il disait :

"La critique de la religion, à partir des Lumières, a à maintes reprises soutenu que la religion fut cause de violence et ainsi elle a attisé l’hostilité contre les religions. Qu’ici la religion motive de fait la violence est une chose qui, en tant que personnes religieuses, doit nous préoccuper profondément. D’une façon plus subtile, mais toujours cruelle, nous voyons la religion comme cause de violence même là où la violence est exercée par des défenseurs d’une religion contre les autres. Les représentants des religions participants en 1986 à Assise entendaient dire – et nous le répétons avec force et grande fermeté : ce n’est pas la vraie nature de la religion. C’est au contraire son travestissement et il contribue à sa destruction. Contre ceci, on objecte : mais d’où savez-vous ce qu’est la vraie nature de la religion ? Votre prétention ne dérive-t-elle pas peut-être du fait que parmi vous la force de la religion s’est éteinte ? Et d’autres objecteront: mais existe-t-il vraiment une nature commune de la religion qui s’exprime dans toutes les religions et qui est donc valable pour toutes ? Nous devons affronter ces questions si nous voulons contester de façon réaliste et crédible le recours à la violence pour des motifs religieux. Ici se place une tâche fondamentale du dialogue interreligieux – une tâche qui doit être de nouveau soulignée par cette rencontre. Comme chrétien, je voudrais dire à ce sujet : oui, dans l’histoire on a aussi eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne. Nous le reconnaissons, pleins de honte. Mais il est absolument clair que ceci a été une utilisation abusive de la foi chrétienne, en évidente opposition avec sa vraie nature. Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre. Son nom est « Dieu de l’amour et de la paix » (2 Co 13, 11). C’est la tâche de tous ceux qui portent une responsabilité pour la foi chrétienne, de purifier continuellement la religion des chrétiens à partir de son centre intérieur, afin que – malgré la faiblesse de l’homme – elle soit vraiment un instrument de la paix de Dieu dans le monde.


Si une typologie fondamentale de violence est aujourd’hui motivée religieusement, mettant ainsi les religions face à la question de leur nature et nous contraignant tous à une purification, une seconde typologie de violence, à l’aspect multiforme, a une motivation exactement opposée : c’est la conséquence de l’absence de Dieu, de sa négation et de la perte d’humanité qui va de pair avec cela. Les ennemis de la religion – comme nous l’avons dit – voient en elle une source première de violence dans l’histoire de l’humanité et exigent alors la disparition de la religion. Mais le « non » à Dieu a produit de la cruauté et une violence sans mesure, qui a été possible seulement parce que l’homme ne reconnaissait plus aucune norme et aucun juge au-dessus de lui, mais il se prenait lui-même seulement comme norme. Les horreurs des camps de concentration montrent en toute clarté les conséquences de l’absence de Dieu".

jeudi 14 janvier 2016


DIALOGUER POUR LA PAIX, C’EST LE SIGNE D’UNE RELIGIOSITE AUTHENTIQUE :

Dialoguer, c’est le propre des hommes appelés à cohabiter ensemble et dans la paix. Le Dialogue rassemble autour d’une même table des individus venant d’horizons différents mais poursuivant un même but. La conception de ce but pourrait provenir d’un désir, d’une croyance ou d’un besoin commun.

Ici, il s’agit des Religions dans leur ensemble ; elles qui ont pour vocation personnelle et commune de promouvoir la paix en étant elles-mêmes unies, les unes avec les autres. Mais, à moins d’aboutir à un mélange, à un syncrétisme aberrant, cette unité ne saurait jamais être une uniformité. L’unité entre les religions équivaut à une union de pensée qui prouve que la croyance à un divinité ou à un absolu, fait partie de la dimension spirituelle, inaliénable chez l’homme.

Alors le fondamentalisme qui use de violence en matière religieuse est le premier ennemi de la paix que prônent et recherchent les Religions.

Avec le Dialogue, les Religions tenteront donc d’éclairer leurs fidèles en les invitant au respect de la conscience des autres. Lorsqu’on est réellement homme de religion on comprend mal comment obliger un homme à croire à ce qu’il ne veut pas croire. En cela les fondamentalistes donnent les signes de leur propre dépaysement : leur foi n’est qu’un verni, une parure qui n’équivaut à rien, donc une pure hypocrisie.

Le premier signe d’une vraie religiosité, selon moi, c’est le respect de la liberté religieuse vis-à-vis des autres. Si ma religion est vraie, elle doit m’apprendre à respecter les autres. Et de cette manière, elle se fera aimer par qui me rencontre. En effet lorsque j’oblige quelqu’un à croire à ce que je croire, je diminue la valeur de ce que je croire. Les fondamentalistes font détester leur religion et toute religion. Le fondamentalisme religieux n’est donc que la fin de la religion. Ceux qui en font usage ou y ont recours ont certainement peur de cette fin qu’ils accélèrent malheureusement.

On m’a toujours demandé, à quoi sert le Dialogue islamo-chrétien s’il n’empêche pas les Islamistes d’user de violence ? Ma réponse a toujours été celle-ci : « Moi je crois au Dialogue, il m’éduque et m’apprend comment je dois vivre avec les autres croyants ».
KOUMAKPAI N. MOISE

Prier pour le dialogue interreligieux et la paix et pour l’unité des chrétiens


Le pape François pendant la veillée de prière pour la paix en Syrie, 29 septembre 2013

 

Les intentions de prière du pape François pour janvier 2016


En janvier 2016, le pape François demande aux catholiques de s’engager dans la prière pour le dialogue interreligieux et la paix et pour l’unité des chrétiens, indique l’Apostolat de la prière « Prier au cœur du monde ».

L’intention de prière « universelle » du pape François pour janvier 2016 est en effet le dialogue interreligieux et la paix :
« Pour que le dialogue sincère entre les hommes et les femmes de différentes religions porte des fruits de paix et de justice. »

L’intention de prière « pour l'évangélisation » est l’unité des chrétiens :
« Pour qu'avec la grâce de l'Esprit Saint, les divisions entre chrétiens soient surmontées par le dialogue et la charité chrétienne. »

Le 1er janvier est la Journée mondiale de la paix. A ce sujet, le pape a publié un Message pour vaincre la globalisation de l’indifférence – indifférence envers Dieu, envers le prochain, envers la création. Pour le lire il suffit de cliquer ici.

C’est, rappelons-le, en janvier qu’a lieu la grande Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18-25 janvier).

Cette année, le thème est « Appelés à proclamer les hauts faits de Dieu » (1 Pierre 2, 9-10). Les méditations ont été préparées par des chrétiens de Lettonie. Le site Unité chrétienne propose les textes des méditations : il suffit de cliquer ici.

Le 17 janvier, en Italie, la Conférence épiscopale célèbre une Journée du judaïsme.

 

jeudi 7 janvier 2016



Pourquoi “Charlie” ne peut pas être un symbole de la liberté d’expression ?




Dans la semaine post Charlie-Hebdo, Laurent Sentis posait cette question : Pourquoi “Charlie” ne peut pas être un symbole de la liberté d’expression ? c’est le titre de son article du 15 janvier 2015 (Lire : http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Pourquoi-Charlie-ne-peut-pas-etre-un-symbole-de-la-liberte-d-expression).
Dans cet article, l’auteur dit des choses tellement sensées, tellement vraies que je ne suis pas sûr que ceux qui gouvernent et qui veulent avoir seulement autour d’eux des gens de leur réseau, puissent l’écouter. Mais son analyse est lue au-delà des limites de la France des « JE SUIS CHARLIE » mais qui ne tirent pas leçon des malheurs qui frappent Charlie.


Sentis commence son Article en écrivant : « La liberté d’expression illimitée n’est pas une condition de la démocratie. Elle en est même le contraire, a fortiori si c’est l’État qui s’attribue le pouvoir d’en fixer les principes. Car c’est ainsi qu’on passe très facilement d’une liberté illimitée au despotisme d’une politique liberticide. Le peuple français s’en rend-il compte » ? (http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Pourquoi-Charlie-ne-peut-pas-etre-un-symbole-de-la-liberte-d-expression).


Ce questionnement qui ne plaira pas à nous tous a bien attiré l’attention de ceux qui sont sympathisants et de la France et de Charlie. Après cette interrogation de fond, Sentis dit : « A la suite de l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, de nombreux commentateurs ont développé l’idée qu’à travers ces dessinateurs, était visée la liberté d’expression. Or celle-ci étant un élément fondamental de notre société, c’est la démocratie elle-même qui était attaquée. Que veut-on dire par là ? Veut-on dire que notre société présuppose une liberté d’expression illimitée ? Et si l’on concède qu’il existe des limites à cette liberté d’expression, sur quoi se fonde cette limite ? Il semble nécessaire de méditer ces questions si l’on veut raison garder dans notre appréciation des événements ». (http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Pourquoi-Charlie-ne-peut-pas-etre-un-symbole-de-la-liberte-d-expression).




Lire la suite sur le site http://foi-cultue-dialogue.over-blog.com/2016/01/je-suis-charlie-mais-je-cogite.html






NB: Enfin, soutenons Charlie, mais ne laissons pas tomber la France des croyants, la vraie France, celle qui a traversé les siècles et tient encore debout!